Stratégie Développement Durable 2015-2020 (Extraits)

9 novembre 2015

J’ai extrait de la nouvelle stratégie québécoise en développement durable ce qui touche à la participation citoyenne avec l’idée qu’elle se développe avec l’éducation à la citoyenneté auprès des jeunes en milieu scolaire.

Communiqué de presse du 5 novembre 2015 - Premier ministre du Québec

La participation citoyenne est primordiale. L’ampleur des risques envers la société en regard des défis qui sont posés justifie le recours à la participation citoyenne. Cette stratégie vise à prévenir les crises évitables que l’on peut prévoir dans le but de protéger la société et l’environnement comme c’est le cas pour la lutte contre les changements climatiques (adaptation pour protéger la société et réduction des émissions GES pour protéger l’environnement). Ce document comprend 

➔ 1 vision ➔ 5 activités ➔ 6 chantiers ➔ 7 enjeux ➔ 8 orientations ➔ 9 mécanismes ➔ 16 principes et ➔ 27 objectifs.

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Conscience de soi

16 avril 2015

Si on cherche l’entité immatérielle distincte du corps qu’on nomme conscience, il ne faut pas prendre la neurologie et ses moyens technologiques pour démontrer son existence. Tout au plus, la neurologie et les moyens technologiques pourront circonscrire un peu plus quelques énigmes bien connues. Les adeptes de la neurologie dont plusieurs psychologues et psychiatres sont plus matérialistes que les physiciens dont Pauli, l’un des pères de la physique quantique. La neurologie est une science ayant un grand succès et un développement très rapide. Elle apporte des progrès concrets dans les autres sciences de l’esprit et étend son empire comme toutes autres sciences qui a du succès. C’est très bien sauf qu’il ne faut pas confondre ce succès avec le matérialisme qui n’est pas un progrès parmi les sciences de l’esprit.

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Merci lieutenant-colonel Petrov

13 avril 2015

En septembre 1983, les systèmes de surveillances des missiles intercontinentaux déclenchent une alerte dans l’ancienne Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) et la procédure normale prévoit une contre attaque nucléaire massive. C’est là que le lieutenant-colonel Stanislav Petrov choisit délibérément d’interpréter les signaux d’alarmes comme une fausse alerte. Le satellite de surveillance responsable de la fausse alerte avait confondu la réflexion des rayons du Soleil sur les nuages avec le décollage de 2 ou 3 missiles intercontinentaux. À ce moment, Stanislav Petrov n’avait aucun moyen de connaitre cette erreur de fonctionnement du satellite. C’est le jugement personnel de Stanislav Petrov qui lui a permis de conclure à une erreur puisque 2 ou 3 missiles détectés ne pouvaient pas signifier qu’une véritable attaque était lancée. Ce message inattendu est transmis aux supérieurs. Le secrétaire général Andropov craignait une attaque nucléaire surprise des États-Unis. Dans le climat de la guerre froide, cette alarme pouvait déclencher une guerre nucléaire et détruire l’humanité. Nous sommes périssables.

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Kit de ressources internet relatives au développement durable

1 avril 2015

Voici une compilation des ressources accessibles par le biais d’internet vers organismes provinciaux, des ONG, des rapports ou des articles pouvant servir à des activités relatives au développement durable. Ce sont surtout des ressources québécoises.

Sections:
A- Lois, politiques, plans d’action ou communiqués du gouvernement du Québec
B- Associations, organismes partenaires ou institutions d’enseignement du réseau collégial
C- ONG, mémoires ou articles d’actualité

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Le meilleur des mondes

15 novembre 2014

Nous vivons dans le meilleur des mondes. Nous souhaitons ce qu’il y a de mieux pour nous et nos proches. S’il nous manque quelque chose, nous travaillons pour l’obtenir ou pour aider nos proches à l’obtenir. Pendant ce temps, ailleurs, d’autres moins chanceux manquent de tout malgré l’aide disponible ou sans aide du tout. Bien difficile pour eux de penser aux besoins de la communauté ou de s’impliquer dans l’action citoyenne. Pour le plus grand nombre d’entre nous dans les pays développés, il est facile d’améliorer notre sort ou celui de nos proches bien qu’il arrive parfois des ennuis pour tout détruire. Dans le meilleur des mondes, si chacun ne fait que ce préoccuper de lui-même ou ses proches, ce ne sera vite plus le meilleur des mondes.

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L’écologie à l’assaut de la croissance infinie

16 juin 2013

La perception cosmique de la réalité terrestre vouée à la dégradation de l’environnement ne m’étonne pas. C’est un point de vue très personnel sur une grande question existentielle que je dois respecter même si je ne le partage pas. Quelle est notre place dans le cosmos ? J’y reconnais beaucoup d’idées partagées depuis longtemps et trop peu discutées. Ces grandes questions sont pourtant essentielles et les réponses les plus partagées sont importantes parce qu’elles influencent les autres questions moins importantes. J’y reconnais des éléments de vitalisme, de scientisme et une vision aristotélicienne du cosmos cohérents avec le paradigme de la croissance infinie.

Le vitalisme est un parti pris pour la robustesse de la vie, voire sa “génération spontanée” ici comme ailleurs. On y minimise les conséquences de la perte de biodiversité par excès d’optimisme dans l’évolution biologique. Pourtant, ce qui est perdu ne reviendra pas. Le scientisme met l’espèce humaine dans une catégorie d’exception avec un excès de confiance dans les techno sciences pour solutionner les problèmes terrestres sinon pour coloniser l’espace. Aristote a fondé sa physique sur une division en région sublunaire et supralunaire où la corruption prévaut dans notre monde sublunaire (Terre) et la perfection au-delà (Lune et cosmos). Cette physique n’est plus admise mais beaucoup d’idées de la philosophie d’Aristote conséquentes avec cette physique demeurent influentes. Une chose est vraie : la vie est évolution et elle requière de l’énergie qui se dégrade en produisant des déchets. L’équilibre naturel a bien fait en réutilisant le plus possible ses déchets avant d’enfouir le restant dans le sous-sol. Aussi, on reconnait la fragilité de notre existence terrestre et on surestime nos chances de survie ailleurs.

Ma perception est toute contraire à celle-ci. Elle peut être déduite simplement en prenant le parti pris contraire du vitalisme et du scientisme. Les sciences ont formulées des explications détaillées l’évolution de cosmos, de la vie et de la conscience sans comprendre les questions existentielles de leur origine. La perfection n’est pas de ce monde mais s’il y a quelque chose qui s’en approche, c’est bien la nature vierge de l’intervention humaine. Cette critique écologique souvent répétée est sévère envers l’humanité qui fait partie de la nature. La conscience écologique est lourde à porter parce qu’elle implique des responsabilités que plusieurs refusent d’assumer. Cette conscience est là, elle est largement partagée et elle se propage dangereusement pour le paradigme de la croissance infinie. La difficulté du concept d’infini dans certains raisonnements erronés est connue depuis l’antiquité grecque. Les sciences modernes ont progressé dès que Newton et Leibniz ont solutionné les difficultés de la science antique.

Pour finir, sur une note plus spéculative, face à la difficulté du concept d’infini dans le paradigme de croissance infinie, j’opterais pour la voie de la renormalisation introduite en physique. Je retiens de la renormalisation la nécessité de corriger les paramètres d’une théorie lorsqu’on change son application aux grandes échelles au-delà de la limite de validité où la théorique originale était valide. C’est bien compris en physique statistique dans la théorie de la dynamique complexe. C’est une partie de la 2e révolution scientifique commencée au 20e siècle qui arrive à temps pour guider une 2e révolution industrielle au 21e siècle afin de nous harmoniser avec la nature avec l’utilisation de l’énergie renouvelable et la gestion de nos déchets.

Homo ecologicus

14 juin 2013

Le néolibéralisme est à la fois la théorie formelle (avec des variantes dans l’espace et le temps) et l’idéologie dominante qui guide l’action des grands décideurs. Ignorer l’idéologie qui guide nos actions, c’est de l’aveuglement. Une bonne part de l’économie réelle échappe cette théorie formelle via le modèle de l’aide au pays en développement d’il y a 50 ans ou via le consensus de Washington actuel. Lorsqu’on s’est aperçu du dynamisme de l’économie informelle, la vague de traités de libre échange international et de dérèglementation national a poussé le néolibéralisme plus loin vers le contrôle via le droit privé international (exemple : OMC). Le néolibéralisme veut adapter les lois du marché international en intégrant le dynamisme de l’économie informel observé dans quelques bazars. Elle n’est pas belle cette gouvernance néolibérale livrée à une minorité de grands décideurs qui se livrent aux jeux de la négociation dans ce grand bazar international. Voilà, M. Jean, les maux que vous attribués aux états-nations dans ce virage initié par Thatcher et Reagan. Heureusement qu’il n’y a pas que le néolibéralisme en ce monde. Pour moi, le sauvetage de l’économie par l’état comme en 2008 n’est pas la solution sauf si c’est via l’investissement massif dans les énergies renouvelables. Faire balancer le pouvoir entre une minorité d’autocrates “homo economicus” au sein de l’état ou de technocrates au sein de la bourgeoisie n’est pas plus la solution.

Le taux de croissance de 3% par année dans la production et la croissance financière s’est maintenu par le biais de flux économique de divers systèmes économiques dont le Comecon (bloc communiste) et l’OCDE (bloc capitaliste). La croissance financière n’est pas une fin en soi. Je fais bien la différence entre le formalisme qui s’attache aux données quantitatives des flux financiers (la réalité matérielle reconnue par Marx qu’il considère comme un solvant) et les données qualitatives de l’existence humaines (la réalité substantielle reconnue par Marx qu’il cherche à expliquer). Je m’abstiens de faire une théorie économique pour le futur; je plaide pour une gouvernance qui libère les forces vives des acteurs “homo ecologicus” pour assainir l’économie réelle. Les théoriciens n’auront qu’à revoir leurs concepts au fur et à mesure pour conseiller les acteurs économiques. Il faut dématérialiser la croissance.

Le taux de croissance de 3% par année de la production d’énergie à partir de réserve fossiles m’inquiète. L’équilibre physique de la nature physique a procédé ces derniers millions d’années l’enfouissement sous les couches géologiques de ses déchets qui emmagasinent un surplus d’énergie solaire sous forme de pétrole et de gaz. L’exploitation des énergies fossiles libère ces déchets qui réchauffent le climat. C’est un fait que le réchauffement climatique est d’origine anthropique. C’est la biosphère se maintenait en équilibre avant l’ère industrielle. Aujourd’hui, il y a un forçage radiatif de 2,25 W/m² au bilan radiatif de l’atmosphère par le biais de des émissions de gaz à effet de serre conséquentes aux activités humaines dont l’exploitation des énergies fossiles, diverses productions industrielles et les changements d’utilisation des terres. Il est inexorable que ce forçage radiatif augmente. Même si on met le holà à la cause anthropique, les effets se poursuivront dans une moindre mesure parce qu’il faudra des siècles avant la stabilisation de l’atmosphère notamment en raison de son couplage avec l’hydrosphère (océans, glaciers…).

La croissance de 1,5% est moins inquiétante. Malthus attribue la responsabilité des maux à des lois naturelles à l’intérieur de la société plutôt qu’à ses dirigeants.. Je n’attribue pas la responsabilité à un groupe ou l’autre mais à la gouvernance qui n’est pas partagée soit parce qu’il y a capture du pouvoir par une minorité ou soit que la majorité néglige ses responsabilités. La cause importe peu, la solution est dans la réciprocité qui mène à l’équilibre naturel. Je ne voie pas de fatalité catastrophique dans la nature humaine mais je crains les déviances malsaines (pas naturelles) lorsque trop le pouvoir est trop concentré. La population peut bien croître encore, on gaspille plus de 30% de la nourriture sans parler de la surconsommation. Je compte sur les lois naturelles dont la bonne nature humaine “sapiens sapiens” pour trouver la solution.

Nous marchons pour la Terre

24 avril 2013

Le 21 avril, l’autobus nolisé par le Centre collégial a facilité la participation d’une vingtaine d’élèves et membres du personnel pour une manifestation d’appui au mouvement écologique qui s’est déroulée au centre-ville de Montréal. Cette marche démontre la solidarité étudiante avec plusieurs groupes qui demandent plus de soins afin de préserver la viabilité de la Terre. Nous remercions ces personnes qui choisissent par elles-mêmes d’agir pour le bien-être de nous tous et les milliards d’humains à venir. Nous sommes 7 milliards d’humains et nous attendons la venue de 2 milliards d’humains d’ici 2050. Nous avons du ménage à faire.

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Mémoire sur le développement humain durable

20 mars 2013

«Cette première Journée internationale du bonheur nous offre l’occasion de renforcer notre détermination à promouvoir un développement humain durable et sans exclusive et à renouveler notre promesse d’aider les autres. Lorsque nous contribuons au bien commun, nous nous enrichissons nous-mêmes. La compassion apporte le bonheur, et elle nous aidera à façonner l’avenir que nous voulons.» Message (1)  de M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU, Journée internationale du bonheur, 20 mars 2013

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À Doha, entendons un corporatisme conscient

26 novembre 2012

À Doha, entendons un corporatisme conscient exprimer la nécessité absolue de lutter contre le réchauffement climatique. Aujourd’hui s’y ouvre la conférence COP18 sur les changements climatiques. Les émissions de CO2 sont près du pire scénario (A1FI) du Giec en 2007 et le réchauffement du climat est pire encore que prévu.

http://www.newscientist.com/data/images/ns/cms/

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L’exploitation des ressources d’énergie fossile se fait aux risques de l’équilibre de la biosphère à laquelle nous appartenons. Par surcroît, les abus du corporatisme inconscient, les inégalités économiques et la déliquescence des états menacent l’équilibre sociale. La crise de civilisation prévisible et évitable menace les progrès acquis depuis deux siècles, depuis la révolution industrielle; cette crise affectera les siècles à venir. Cette conférence COP18 offre la change de créer un espoir : un corporatisme conscient s’y exprimera et il devrait être entendu. L’ordre mondial va changer; les opportunistes y verront une chance. Est-ce que la chance favorisera les intérêts privés d’une minorités d’individus ou les intérêts communs de l’humanité ?

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